J’ai eu une migraine aujourd’hui après plus d’un mois sans crise. Elle était assez forte, et j’essaie toujours de comprendre pourquoi certaines passent malgré les médicaments et les habitudes qui m’aident d’ordinaire.
Ce qui se passe pendant une migraine
Les miennes ont tendance à suivre le même schéma. J’ai des auras visuelles pendant environ 30 minutes, avec des formes clignotantes qui ressemblent presque à un bug dans ma vision. Une fois qu’elles disparaissent, ma vue reste floue et les lumières vives sont douloureusement agressives.
Environ 15–20 minutes plus tard, la douleur commence derrière mes yeux. La pression devient insupportable, et je n’arrive plus à me concentrer ni à faire grand-chose. À ce stade, je m’allonge dans une pièce sombre et j’attends que ça passe. J’ai porté un masque de sommeil aujourd’hui, ce qui m’a un peu aidé, et j’ai pris mes 2 Panadol et 2 Nurofen habituels. La douleur a commencé à s’atténuer après environ 3–5 heures.
J’évite les médicaments plus forts comme le Relpax parce que, même s’il fonctionne, je me sens encore plus mal au niveau de la tête ensuite. Prendre un médicament tous les jours a été la meilleure solution à long terme pour moi, mais ça n’a pas complètement arrêté les migraines.
Comment j’ai appris à les gérer
Avant, j’avais de fortes nausées pendant les migraines, même si ça a presque disparu. Je me souviens encore d’un des pires épisodes à l’école, avant de savoir comment les gérer. La douleur était telle que je suis allé à l’infirmerie et que j’ai fini par vomir.
On m’a installé dans le bureau du directeur parce que c’était la pièce la plus sombre disponible, puis on m’a emmené à l’internat pour que je puisse m’allonger dans un vrai lit. Je ne prenais pas de traitement à ce moment-là. J’ai commencé vers la Year 10 et j’en prends depuis, en passant progressivement de 1 comprimé à 3 par jour.
J’aimerais pouvoir me débarrasser complètement des migraines. Parfois, elles me donnent l’impression d’être une malédiction, même si j’ai appris à les gérer. Le traitement aide, mais il augmente aussi mon appétit, un compromis dont je me passerais bien.
Travailler comme ingénieur logiciel complique les choses parce que le temps passé devant les écrans est inévitable. Certaines personnes comprennent ce qu’est une migraine et d’autres non. Je ne m’attends pas à un traitement de faveur, mais quand j’en ai une, j’apprécierais que les gens ne se comportent pas comme des cons à ce sujet.
Il y en a aussi dans ma famille. Ma mère a des migraines et une injection de traitement biologique l’a beaucoup aidée. Ma sœur en a également, mais moins souvent.
Les habitudes qui semblent m’aider
Je pense que ce mois sans migraine avait un lien avec le fait de garder un rythme régulier. Voici ce que je fais :
- Dormir à des heures raisonnables et éviter de me lever tôt quand je n’ai pas assez dormi.
- Faire du sport tous les deux jours et courir régulièrement 3km.
- Supprimer l’excès de sucre.
- Garder un niveau de stress bas.
- Éviter l’alcool et la caféine.
Je n’ai jamais aimé l’alcool, donc l’éviter n’a pas été difficile. Même si boire fait partie de la vie sociale, je ne me sens pas facilement poussé à le faire. Pour la caféine, je suis content de ne jamais en avoir pris l’habitude. Je sais que j’ai tendance à développer des dépendances, donc rester loin du café et des boissons énergisantes me paraît raisonnable pour moi.
La plupart du temps, j’arrive à gérer les migraines et elles ne m’empêchent pas de vivre ma vie. Je ne considère pas que c’est la pire affection que je pourrais avoir, surtout quand je pense aux personnes qui ont des maladies chroniques ou des handicaps plus difficiles à gérer. Au moins, les miennes vont et viennent.
Je pense toujours que la médecine finira par trouver une solution définitive. Si elle existait, je serais prêt à payer $100k AUD pour ne plus avoir de migraines de toute ma vie.
Chercher les déclencheurs
Les principaux déclencheurs que j’ai identifiés jusqu’ici sont un sommeil insuffisant ou interrompu, l’alcool, la caféine et le stress. Je me demande aussi si l’alimentation, trop de temps devant les écrans, les tensions dans le cou ou la fatigue oculaire, et le manque d’exercice ou de cardio jouent un rôle.
D’autres possibilités comprennent les changements de climat, le pollen ou d’autres allergènes en suspension dans l’air, et l’humidité. Je suis moins sûr de ces pistes et j’essaie encore de trouver un schéma.
Je pars bientôt au Japon, donc je suis curieux de voir si quelque chose change quand j’y serai. Si les migraines disparaissent, il faudra peut-être que j’envisage de déménager. Je ne plaisante qu’à moitié.
Pour l’instant, je vais continuer à faire ce qui semble m’aider et à essayer de comprendre les migraines qui surviennent malgré le traitement. J’aimerais que les fortes crises soient moins fréquentes, même si je ne peux pas toutes les empêcher.